Trois mois en solo à l’autre bout du monde : de Séoul aux plages du Sri Lanka
Partir seule, c’était une idée un peu folle. Trois mois, quatre pays, un sac à dos qui pesait plus lourd que mes certitudes. Ce voyage, je l’ai fait pour voir le monde — mais surtout pour me voir, moi, autrement. C’était une idée un peu folle, parce qu’il faut que vous sachiez qu’à ce moment là, je ne faisais rien seule et rien que l’idée d’y penser m’angoisser. Quand je dis seule – c’est dans tous les contextes – boire un café en terrasse, manger au resto, aller au ciné ou même attendre quelqu’un sur le quai d’un métro par exemple. Il m’arrivait d’arriver en avance à un rendez-vous que j’avais avec une amie et de pas entrer dans le lieu en question avant qu’elle n’arrive, alors qu’il pleut des cordes et que je n’ai pas de parapluie ou bien d’avoir très faim – au point de limite faire un malaise- et de ne pas me poser manger au resto. Tout ça m’a amené à me poser la question – Hana, qu’est-ce que tu as ? Hana, jusqu’a quand vas-tu dépendre des autres ? Jusqu’à quand vas-tu faire tes plans en fonction des autres ? Jusqu’à quand vas-tu te fuir…. ?
« Beaucoup fuient la solitude non par peur du vide, mais par peur d’y rencontrer leur propre reflet. » Et là vous ne comprenez pas à ce stade le switch qu’il y a eu. Je ne me suis pas réveillée un beau matin en me disant « tiens, je vais aller en asie solo ». Le déclic ? Le cap des 30 ans ! Ce n’est pas un mythe – moi aussi, à ma vingtaine, je le prenais à la rigolade quand on me parlait de ce changement, de ce que les 30 ans peuvent impacter sur la suite de notre vie. C’est arrivé tellement vite… Je n’ai pas eu le temps de me préparer à ça – me disais-je à mes 28 ans. Et en vrai, est-ce qu’il faut vraiment à se préparer à ce truc, c’est qu’un chiffre, non ? Et puis, tu es là, tu sens qu’il se passe quelque chose en toi, autour de toi et avec toi-même. Je n’arrive toujours pas à l’expliquer même des années après. Je me rappelle juste d’avoir ressenti un mélange de regret, de mélancolie et à la fois de force et de détermination pour me ressaisir. Et là question de trop, mais qui a été la clef de ce changement, de ce renouveau – Hana, qui es-tu ? Je n’ai pas pu y répondre. Sincèrement, même quand je l’écris aujourd’hui, j’ai les larmes aux yeux car je me rappelle exactement de ce moment. J’étais dans la salle de bain, face à mon miroir et je me suis posée cette question. C’était comme si je voyais quelqu’un d’autre. Entre ce que j’aspirai être et qui j’étais véritablement, il y avait un grand fossé et pourtant …. J’ai d’abord pleurer, écris, prier puis …. sauter le GRAND pas. J’ai repris mon vision board caché dans un des tiroirs de mon cerveau de la Hana 8 ans en classe de CM1 et j’ai pris le premier de la liste : » Voyager et découvrir le monde ». Alors, sans hésiter une seule fois, j’ai écouté mon enfant intérieur. « Écouter son enfant intérieur, c’est tendre l’oreille à la partie la plus sincère de soi — celle qui n’a jamais cessé de croire, d’aimer et de rêver. » Je t’ai écouté Hana de 8 ans et j’ai pris mon sac à dos pour un voyage à une date indéterminée pour l’Asie.
14 h de vol – mon premier long courier . J’étais tellement à excitée que j’ai pas dormi et que j’avais une pêche d’enfer ! J’ai voyagé avec la compagnie Qatar airways. J’étais tellement heureuse de voyager au bord de leur Boeing et de pouvoir profiter de leurs services incroyables; Faut dire qu’un rien m’enthousiaser lol. Ah oui, il y a quelques précisions à ajouter. Je n’avais booké qu’une nuit dans un hostel – j’ai vraiment cru que je n’allais pas être jetlaguer. J’arrive à l’aéroport d’Incheon. Je découvre une langue que je ne connais pas, une écriture que je ne comprends pas et je n’avais même pas regardé comment rejoindre mon hostel. Rien d’inquiétant, vous me direz, sauf que la fatigue à pris le dessus et je sentais que j’étais en train de m’endormir debout !!! À l’époque, je n’étais pas une amatrice de café – je commençais tout juste à faire partie de la coffee team. Je ne sais pas comment j’ai combattu cette envie de dormir. J’ai pris un ticket de train puis un métro et me voila à Myoendong. Premiere photo que j’ai prise – mon repas du soir. Des kimbaps, un bibimbap et du Kimchi. Je suis allée dans un petit bouiboui à coté de l’auberge qui ne portait pas de mine mais la cuisine était juste INCROYABLE ! Et je ne dis pas ça parce que j’avais TRÈS faim. C’était simple, bon et délicieux.
1er jour – Seoul J’étais à l’arrivée la veille dans la nuit. Je n’ai rien vu du quartier où j’hébergé. De jour, j’étais juste émerveillée par un rien – les buildings, les affiches et panneaux écrits en coréen, de voir d’autres personnes (d’une culture que je ne connais pas), de la street-food, des coffee shop et le métro !
Ça m’a fait rappelé le japon, mais pour honnête en beaucoup plus soft. Je monte dans un métro pour aller visiter la ville. Le matin, j’ai enregistré quelques endroits sur le maps. J’ai d’abord visiter le temple de ….. J’avais envie de voir ce coté de Corée et non pas le coté très famous – Kpop et compagnie – je ne juge pas 🙂 Mais, j’avais besoin de voir ce coté spirituel, traditionnel et culturel. Je me balade, je me pose, j’observe et on m’observe également avec beaucoup de bienveillance – C’est ça que j’ai aimé et qui m’a tout de suite fait comprendre que – JE VAIS ADORER CE VOYAGE. 


