Il y a des marques qu’on découvre plus tard et puis il y en a certaines qu’on connaît depuis qu’on est enfant.
Levi’s, pour moi, c’est un peu ça.
Quand j’étais petite, je rêvais d’avoir un Levi’s. À l’époque, ce n’était pas forcément une marque accessible pour nous. Je la voyais dans les magazines, à la télévision, sur mes chanteurs préférés, sur les acteurs de mes séries préférées…
Et je voulais ce jean.
Je me souviens surtout d’une veste Levi’s que j’avais repérée et que j’ai attendue pendant presque un an avant de pouvoir l’avoir.
Je l’ai toujours.
Elle est dans mon dressing et je la garde précieusement. Aujourd’hui, elle a une valeur sentimentale qui n’a plus grand-chose à voir avec son prix.
Quand je la regarde, je pense à la petite fille que j’étais, à cette époque où avoir cette veste représentait quelque chose d’important.
Le jean que je voyais partout
Levi’s, c’était aussi le jean de mes chanteurs anglais préférés.
Et puis il y avaitFriends.
Je regardais les personnages et je trouvais leurs jeans tellement cool. Je voulais cette allure-là, ce jean qui semblait aller avec tout et qui ne donnait pas l’impression d’avoir passé une heure à choisir sa tenue.
À l’époque, je ne connaissais évidemment rien à l’histoire du denim ni aux différentes coupes.
Je savais juste une chose : je voulais un Levi’s.
Et aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi cette marque m’est restée.
L’histoire de Levi’s
L’histoire commence à San Francisco au XIXe siècle.
Levi Strauss arrive aux États-Unis depuis l’Allemagne et crée son entreprise en 1853. À cette époque, il vend notamment des vêtements et du matériel aux personnes qui vivent et travaillent dans l’Ouest américain.
Quelques années plus tard, Jacob Davis, un tailleur qui fabrique des vêtements de travail, a une idée simple : renforcer les endroits des pantalons qui s’abîment le plus avec des rivets métalliques.
Il contacte Levi Strauss et les deux hommes déposent un brevet ensemble en 1873.
Le pantalon que l’on connaît aujourd’hui comme le jean Levi’s est né.
Et au départ, ce n’est vraiment pas un vêtement de mode.
C’est un pantalon de travail.
Il doit être solide, pratique et tenir dans le temps.
Le fameux 501 arrive ensuite et devient l’un des modèles les plus connus de la marque.
Ce qui est assez drôle quand on y pense : un pantalon imaginé pour des travailleurs est devenu l’un des vêtements les plus portés au monde.
Mais qu’est-ce qui fait un bon jean ?
Quand on parle de Levi’s, on parle forcément de denim.
Le denim est un tissu en coton, assez épais et résistant, qui est utilisé pour fabriquer les jeans.
Mais un jean ne reste pas forcément identique toute sa vie.
C’est même ce que j’aime beaucoup avec le denim.
Il se détend.
Il se patine.
Il se décolore à certains endroits.
Il prend les marques de la personne qui le porte.
Un jean neuf et un jean que l’on porte depuis plusieurs années peuvent être complètement différents, même s’il s’agit exactement du même modèle.
C’est aussi pour ça que j’aime les vieux jeans.
Je trouve qu’ils ont quelque chose que les vêtements neufs n’ont pas toujours.
Ils ont vécu.
Le travail du denim
Chez Levi’s, il existe évidemment énormément de modèles et de façons de travailler le denim.
Jean brut, délavé, stonewashed, différentes coupes, différentes épaisseurs…
Le lavage va notamment jouer sur la couleur et l’aspect du jean.
Certains sont très foncés au départ et vont progressivement s’éclaircir avec le temps. D’autres sont déjà très délavés lorsqu’on les achète.
Et puis il y a les détails : la façon dont les poches sont dessinées, les coutures, les rivets, la petite étiquette rouge…
Des choses assez simples, mais qui permettent de reconnaître un Levi’s presque immédiatement.
Pourquoi je porte encore Levi’s aujourd’hui
Ce qui me plaît chez Levi’s aujourd’hui n’est finalement pas très différent de ce qui me plaisait quand j’étais petite.
J’aime les jeans simples.
J’aime pouvoir porter un même jean avec des baskets et un pull, puis avec une chemise ou une veste.
J’aime surtout le fait qu’un jean puisse rester dans un dressing pendant des années.
Je ne suis pas quelqu’un qui a envie de changer complètement de garde-robe à chaque saison.
Et le denim fonctionne très bien avec ça.
Un bon jean peut rester là.
On le porte beaucoup, il devient plus confortable, il prend sa forme, sa couleur change un peu.
Et au bout d’un moment, c’est presque notre jean.
Une marque qui me rappelle la petite fille que j’étais
Je pense que c’est finalement pour ça que j’aime toujours autant Levi’s.
Il y a la qualité du jean, les coupes, l’histoire de la marque.
Mais il y a aussi quelque chose de beaucoup plus personnel.
Quand j’étais petite, Levi’s représentait une petite part de ce que je voulais avoir un jour.
J’ai attendu presque un an pour cette veste.
Et aujourd’hui, elle est toujours là.
Je pourrais probablement acheter une nouvelle veste demain.
Mais celle-là, je ne veux pas la remplacer.
Parce qu’elle me rappelle une époque, une envie et surtout une petite fille qui avait les yeux rivés sur les vitrines et qui se disait qu’un jour, elle aurait son Levi’s.
Elle l’a eu.
Et elle l’a toujours.
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